Un diaph, deux diaph ? Voilà du langage de photographe.
Une abréviation de diaphragme.
Le diaphragme est comme la pupille de l'oeil. C'est un petit dispositif mécanique placé dans l'objectif qui règle l'ouverture permettant à la lumière de pénétrer dans l'appareil.
Lorsque l'on dit "fermer d'un diaph", il vaudrait mieux, à la place de diaphragme, parler d'ouverture ou d'ouverture relative. Sur l'appareil, c'est un chiffre noté après un F, exemple F 5,6. Le F vient de l'anglais F-number ou focal ratio. Dans la langue de Shakespeare, on dit aussi un stop pour un diaph.
Ce nombre N, appelé diaph, correspond à l'ouverture relative qui se calcule en divisant la longueur focale de l'objectif (f) par le diamètre (d) du trou permettant le passage de la lumière.
N=f/d
Plus le diamètre est grand, plus l'ouverture est grande et plus le chiffre est petit.
Par rapport au passage de la lumière, ce qui est important c'est la surface du trou. La surface étant une puissance de 2, cela a conduit à une échelle de valeurs normalisées où on obtient la valeur suivante en divisant (ou multipliant) par racine carrée de deux (1,4142) la valeur précédente.
Ce qui donne comme échelle de valeurs :

1 - 1,4 - 2 - 2,8 - 4 - 5,6 - 8 - 11 - 16 - 22 - 32 - 45 - 64 - 90 - 128 - etc.

Remarques :
Le A (Aperture) ou le Av (Aperture value) qui se trouve sur la molette de mode des appareils signifie ouverture, à ne pas confondre avec le A de AF (Autofocus)
Quand on regarde l'échelle, on remarque quelques valeurs sont arrondies.
Attention ce F devant le chiffre de l'ouverture ne veut pas dire Focale d'objectif.

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